Orphelinat Saint-Alexis

Autre appellationsProvidence Saint-Alexis
Congrégation / associationSoeurs de la Providence
ButOrphelinat pour filles
Fondation1853
Orphelinat Saint-Alexis, Gaspard Dauth et al., 1901, BAnQ

Sous l’impulsion de l’Église catholique, les institutions vouées aux enfants en difficulté se multiplient dans la seconde moitié du XIXe siècle. Les Sœurs de la Providence, une congrégation fondée en 1841 par Émilie Gamelin, contribuent à ce foisonnement. Le 1er mai 1844, elles ouvrent une salle réservée aux « orphelines » à l’Asile de la Providence. En 1864, l’œuvre s’installe au coin des rues Saint-Denis et Mignonne, aujourd’hui De Maisonneuve, et prend officiellement le nom d’Orphelinat Saint-Alexis. Entre 1845 et 1963, l'institution accueille 4 351 élèves âgés de 2 à 18 ans, soit en moyenne une centaine par année. 

Bien que leurs pensionnaires soient dits « orphelins », la plupart y sont placés par l’un de leurs parents. La plupart des enfants y restent moins d’une année, le temps que la famille puisse traverser une période difficile. Certains, comme les orphelins de père et de mère ou les enfants « illégitimes », ne sortent de l'institution qu’à leur majorité. L’éducation de ces enfants repose sur l’enseignement religieux et l’apprentissage de travaux manuels jugés appropriés pour leur sexe. Les longues journées sont chargées de séances de prières communes et de travail, visant à former de bons ouvriers et de bonnes ménagères catholiques. Ces activités visent également à contribuer au fonctionnement de l’institution: pour s’assurer des revenus additionnels, les Sœurs de la Providence construisent un atelier de couture et de broderie à l’Orphelinat Saint-Alexis en 1888.             

En 1963, l’Hospice Saint-Alexis, qui regroupe l’orphelinat et le jardin de l’enfance, est exproprié afin de permettre la construction du métro Berri-de-Montigny (devenu Berri-UQAM).