Asile Sainte-Darie

Autre appellations
ReligionCatholique
Congrégation / associationSoeurs du Bon-Pateur
TypePrisons et postes de police
ButPrison pour les femmes
Fondation1876
Religieuses du Bon-Pasteur, Asile Ste.-Darie, Darois et Steben, c.1900, BAnQ.
Religieuses du Bon-Pasteur, Asile Ste.-Darie, Darois et Steben, c.1900, BAnQ.

À partir de 1876, l’Asile Sainte-Darie, administrée par les Sœurs du Bon-Pasteur d’Angers, est la prison pour femmes de Montréal. Le bâtiment comprend une aile catholique, prise en charge par les Soeurs du Bon Pasteur, et une aile pour les détenues protestantes, administrée de manière indépendante par des matrones laïques.

Entre 1876 et 1920, plus de 30 000 femmes, âgées de 13 à 90 ans, passent entre les murs de l’institution. La grande majorité des prisonnières sont incarcérées pour des crimes liés à la sexualité et à la moralité, comme la prostitution, l’ivresse publique ou le vagabondage. Elles y purgent des sentences assez courtes, allant de quelques jours à quelques mois. Les religieuses se donnent pour mission de travailler au « redressement moral » des prisonnières : ces dernières reçoivent une éducation religieuse et sont formées à la pratique de travaux jugés appropriés pour les jeunes femmes, comme le tricot ou la couture. Toutefois, les incarcérations répétées de certaines femmes montrent bien que l’idéal de réforme n’est souvent qu’un vœu pieux.

En raison de difficultés financières, l’Asile Sainte-Darie ferme ses portes en 1964.