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Asile du Bon-Pasteur

Maison provinciale du Bon-Pasteur, Le Diocèse de Montréal à la fin du dix-neuvième siècle, Gaspard Dauth et al., 1900, BAnQ.

Autres appellations : École de réforme et d'industrie du Bon-Pasteur (1881) , École de réforme du Bon-Pasteur (1901), École de réforme pour filles de Montréal

But : Écoles de réforme et d’industrie

Congrégation ou association : Soeurs du Bon-Pateur

Année de fondation : 1844

Description :

Administrée par les Sœurs du Bon Pasteur, cette institution est la première école de réforme montréalaise dédiée à l’emprisonnement et à la rééducation des jeunes filles considérées délinquantes. Lors de son ouverture en 1870, l’établissement accueille une trentaine de jeunes filles. Certaines y sont placées suite à une condamnation d’une cour de justice pour des infractions mineures, tandis que d’autres y sont envoyées par leur famille qui les considèrent incorrigibles. La durée de leur séjour varie de six mois à cinq ans. À leur entrée à l’institution, les jeunes filles sont plongées dans un univers clos, rythmé par le travail, l’étude et la prière. Cette vie institutionnelle menée sous la surveillance constante des religieuses doit, en principe, les conduire à la réforme intérieure et à la conversion.

Au départ, l’École de réforme du Bon Pasteur cohabite avec une école d’industrie, qui héberge pour sa part 45 jeunes filles. Elles y sont plus la plupart placées par leurs familles, qui manquent de ressources pour assurer leur subsistance. En 1878, les religieuses font transférer les pensionnaires de l’école d’industrie dans un autre établissement situé à Saint-Hubert, hors de la ville de Montréal. Ce déménagement vise à séparer de manière plus stricte les jeunes filles de l’école de réforme de celle de l’école d’industrie : les sœurs craignent que les délinquantes plus aguerries n’exercent une influence néfaste sur leurs consœurs.

Au tournant du XXe siècle, le nombre d'entrées à l’École de réforme augmente rapidement. Les inspecteurs chargés de visiter l’institution font remarquer à plusieurs reprises que l’établissement est surpeuplé. En 1915, les jeunes délinquantes de la rue Sherbrooke déménagent donc dans un nouvel établissement nommé Maison Lorette et situé à Laval-des-rapides. Le nouvel édifice peut acceuillir près de 400 jeunes filles.

Crédit photo : Maison provinciale du Bon-Pasteur, Le Diocèse de Montréal à la fin du dix-neuvième siècle, Gaspard Dauth et al., 1900, BAnQ.

Adresse en 1861 : Sherbrooke

Adresse en 1881 : 500 Sherbrooke

Adresse en 1901 : 500 Sherbrooke