| Autre appellations | |
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| Congrégation / association | Clercs de Saint-Viateur |
| But | Institut pour les garçons sourds-muets |
| Fondation | 1848 |
Cette œuvre, dédiée à l’éducation de jeunes garçons sourds-muets, voit le jour à l’initiative de l’abbé Charles-Irénée Lagorce. Elle est d'abord logée dans un petit hospice du village du Pied-du-Courant. Impressionné par les accomplissements de l'Institut, l'évêque Monseigneur Bourget fait construire un établissement plus vaste dans le coteau Saint-Louis. L’institution emménage dans ses nouveaux locaux en 1850. Son administration est confiée aux clercs de Saint-Viateur.
Le programme pédagogique du nouvel institut est développé par l’abbé Lagorce, et met l’accent sur le développement de l’autonomie des jeunes pensionnaires. En plus de recevoir une éducation religieuse, les garçons font l’apprentissage de la langue des signes. Ils sont également formés à un métier manuel, afin qu’ils soient en mesure de gagner « honnêtement » leur vie. L’Institut dispose d’ateliers où les jeunes s’exercent à la reliure, à l’imprimerie, et à la cordonnerie.
En 1911, l'œuvre des Clercs de Saint-Viateur prend en charge l’Institut Nazareth, qui était jusqu’alors administré par les Soeurs Grises. Le mandat de l’institution s’étend dès lors à l’assistance et l’éducation des garçons aveugles. Quelques années plus tard, les locaux du coteau Saint-Louis étant devenus trop étroits pour une œuvre qui ne cesse de prendre de l’expansion, cette dernière emménage dans un nouvel édifice plus au nord sur le rue Saint-Laurent. Le vaste établissement de 4 étages peut accueillir 180 pensionnaires.
À partir des années 1970, les élèves qui fréquentent l’établissement sont progressivement intégrés au système scolaire régulier. L’institut met définitivement un terme à ses activités éducatives en 1981. L’œuvre est alors transformée en centre de réadaptation.