Asile Bethléem de Montréal

Autre appellations
ReligionCatholique
Congrégation / associationSoeurs Grises
TypeOrphelinats/ crèches/ jardins de l’enfance
ButSalle d'asile et orphelinat
Fondation1868
Asile Bethleem, Le Diocèse de Montréal à la fin du dix-neuvième siècle, Gaspard Dauth et al., 1900, BAnQ

L'Asile Bethléem est fondé en 1868 grâce à un don de Charles-Séraphin Rodier, homme d'affaires et ex-maire de la Cité de Montréal. Après avoir visité l'Asile de Lajemmerais des Sœurs Grises à Varennes, Rodier décide de fonder une œuvre semblable. Il achète un bâtiment dans le faubourg Saint-Antoine, et confie le projet aux Sœurs Grises de Montréal. L’Asile offre plusieurs services à la population du quartier, dont l’hébergement et l’assistance à des populations variées. En novembre 1868, une trentaine de petites filles résident à l'Asile, et y reçoivent une éducation domestique et économique. La plupart d’entre elles sont des orphelines. En 1869, une femme âgée de 89 ans est également recueillie. L'Asile sert aussi de dépôt des pauvres, et les Sœurs effectuent des visites à domicile.

Vu l'énorme succès de l'Asile, les locaux deviennent rapidement trop petits. Charles-Séraphin Rodier, désireux de mener à terme son œuvre, décide de faire bâtir de nouveaux immeubles pour abriter l'institution. En 1873, un nouvel établissement est inauguré. Il a pour mission le soutien et l'instruction des enfants pauvres, ainsi que le soutien aux personnes âgées et infirmes. Lors de sa réouverture, l'institution est fréquentée par 103 personnes, principalement des enfants et des femmes canadien.ne.s français.e.s. En 1901, l’institution bénéficie de nouveaux travaux d’agrandissement : on y construit un troisième étage où est placé un dortoir de 100 lits.

Au début du XXe siècle, la Commission scolaire demande à l’Asile d’ouvrir quelques classes dans ses locaux. On y retrouve sept classes réunissant des orphelines, des pensionnaires et des élèves externes. Pour se concentrer sur sa mission éducative, l’Asile délaisse quelque peu ses services sociaux à l'externe : les visites à domiciles et l’assistance aux familles pauvres se poursuivent, mais leur volume diminue grandement.