Crèche Saint-Paul

Autre appellationsMaison St-Janvier, Crèche Saint-Paul au Sault-au-Récollet
ReligionCatholique
Congrégation / associationSœurs de la Miséricorde
TypeOrphelinats/ crèches/ jardins de l’enfance
ButCrèche pour enfants abandonnés ou orphelins
Fondation1903
Crèche St. Paul, D. Léonard, [entre 1924 et 1933], Collection Pierre Monette, BAnQ.
Crèche St. Paul, D. Léonard, [entre 1924 et 1933], Collection Pierre Monette, BAnQ.

La Maison St-Janvier et la Crèche Saint-Paul servent d’annexes à la Crèche des Soeurs de la Miséricorde sise à leur maison-mère. Devant l’augmentation du taux de survie des nourrissons de la maternité, les locaux de la crèche d’origine deviennent rapidement surpeuplés. En 1903, Monseigneur Bruchési offre aux religieuses une petite maison située en retrait dans le village de Sault-au-Récollet au nord de l’île afin d’en faire une annexe à leur institution.

Entre 1903 et 1905, la maison accueille 104 enfants de moins de 6 ans, nés à la Miséricorde, en plus de 56 enfants du secteur placés par leur famille. Tout comme la crèche de la maternité, la maison se retrouve bien vite surpeuplée. Initialement conçue afin d’héberger des bambins, l’institution doit composer avec le fait que bien des enfants illégitimes demeurent plus longtemps à l’institution, faute d’être adoptés. En 1911, les sœurs font donc ériger un second bâtiment sur leur terrain de Sault-au-Récollet afin de fournir plus d’espace d’hébergement ainsi que de mieux séparer les clientèles en fonction de leur statut (légitime/illégitime), de leur âge, et de leur sexe. Ce nouvel édifice prend le nom de Crèche St-Paul. En 1930, les deux institutions hébergent 217 enfants.

En plus de prendre soin des nouveau-nés et des enfants, les Soeurs qui administrent les institutions de Sault-au-Récollet s’adonnent à diverses activités charitables. Elles effectuent des visites à domicile pour soigner les malades du quartier, et organisent une soupe populaire, pour nourrir les populations pauvres du secteur. La Maison St-Janvier héberge également 8 prêtres à la retraite.

La maison et la crèche sert de lieu d’hébergement pour les enfants jusqu’en 1954. La même année, le bâtiment de la crèche est détruit et la Maison St-Janvier devient un refuge pour les jeunes filles enceintes de moins de 19 ans. Les Sœurs de Miséricorde poursuivent cette œuvre sous le nom de Centre Rosalie Cadron-Jetté jusqu’aux années 1970.