{"id":9347,"date":"2021-10-06T08:16:12","date_gmt":"2021-10-06T12:16:12","guid":{"rendered":"https:\/\/chrs.dev.uqam.ca\/?p=9347"},"modified":"2021-10-06T10:18:55","modified_gmt":"2021-10-06T14:18:55","slug":"entretien-avec-stephanie-st-pierre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/2021\/10\/06\/entretien-avec-stephanie-st-pierre\/","title":{"rendered":"Entretien avec St\u00e9phanie St-Pierre"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"852\" height=\"361\" src=\"https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/NUM_CollProfessionHistorienneH21_FbkCouv851X360-002.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9229\" srcset=\"https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/NUM_CollProfessionHistorienneH21_FbkCouv851X360-002.jpg 852w, https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/NUM_CollProfessionHistorienneH21_FbkCouv851X360-002-300x127.jpg 300w, https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/NUM_CollProfessionHistorienneH21_FbkCouv851X360-002-768x325.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 852px) 100vw, 852px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>St\u00e9phanie\nSt-Pierre est d\u00e9tentrice d\u2019un doctorat en histoire de l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al.\nDipl\u00f4m\u00e9e de l\u2019Universit\u00e9 Laurentienne, elle s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019histoire\nintellectuelle, au r\u00f4le de l\u2019histoire dans la construction identitaire des\npopulations en milieu minoritaire, et \u00e0 l\u2019histoire de la francophonie\ncanadienne. Originaire du nord de l\u2019Ontario, elle a travaill\u00e9 comme charg\u00e9e de\ncours \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Laurentienne et \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Sudbury, avant de s\u2019installer\ndans la r\u00e9gion de la baie Sainte-Marie o\u00f9 elle est professeure d&rsquo;histoire \u00e0\nl&rsquo;Universit\u00e9 Sainte-Anne. Ses recherches actuelles portent sur les\nrepr\u00e9sentations du territoire dans les historiographies francophones au Canada.\nBoursi\u00e8re du CRSH pour ses \u00e9tudes doctorales, elle a aussi obtenu une bourse du\nCRCCF pour ses recherches sur le terrain.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 17 septembre 2021, elle a accord\u00e9 cet entretien virtuel \u00e0 H\u00e4xan Bondu, en vue du colloque <a href=\"https:\/\/professionhistorienne.cieq.ca\/\"><em>Profession historienne?<\/em><\/a><em>.<\/em> Ce colloque, qui se tiendra les 7 et 8 octobre 2021 en collaboration avec Biblioth\u00e8que et archives nationales du Qu\u00e9bec (BAnQ), souhaite offrir un premier \u00e9clairage d\u2019ensemble sur la place et l\u2019apport des femmes dans la production et la diffusion des savoirs historiques au Canada fran\u00e7ais aux XIXe et XXe si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>H\u00e4xan\nBondu&nbsp;: Comment, \u00e0 travers votre parcours, en \u00eates-vous venue \u00e0 vous\nint\u00e9resser \u00e0 l\u2019histoire intellectuelle, l\u2019histoire des identit\u00e9s et d\u2019histoire\nde la francophonie ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>St\u00e9phanie\nSt-Pierre&nbsp;: <\/strong>D\u00e8s\nmon baccalaur\u00e9at, je savais que je voulais faire de la recherche. J\u2019avais choisi\nl\u2019Universit\u00e9 Laurentienne \u00e0 l\u2019\u00e9poque pour deux raisons&nbsp;: j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0\nimpliqu\u00e9e dans la communaut\u00e9 franco-ontarienne et j\u2019avais envie d\u2019\u00e9tudier dans\nl\u2019institution o\u00f9 enseignaient des professeurs r\u00e9put\u00e9s comme Ga\u00e9tan Gervais,\nGratien Allaire et Guy Gaudreau. L\u2019int\u00e9r\u00eat pour l\u2019historiographie m\u2019est venu dans\nun cours, alors que j\u2019avais fait une \u00e9tude sur la repr\u00e9sentation des Sorci\u00e8res\nde Salem. C\u2019\u00e9tait fascinant de constater que l\u2019interpr\u00e9tation historique\nvariait selon les ann\u00e9es. Ce fut donc mon premier contact avec l\u2019id\u00e9e de\nl\u2019analyse historiographique&nbsp;: je voulais comprendre la production, la\npublication et les interpr\u00e9tations en histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces\ninterrogations sont indissociables de mon int\u00e9r\u00eat pour l\u2019histoire de la\nfrancophonie canadienne. \u00c0 la ma\u00eetrise, j\u2019ai fait une analyse historiographique\nsur les repr\u00e9sentations d\u2019\u00c9tienne Brul\u00e9, un explorateur fran\u00e7ais sous Samuel de\nChamplain. C\u2019\u00e9tait le premier Fran\u00e7ais \u00e0 mettre les pieds en Ontario. Certains\nvont d\u2019ailleurs jusqu\u2019\u00e0 dire que ce fut le premier Franco-Ontarien! Je m\u2019\u00e9tais\nint\u00e9ress\u00e9e \u00e0 ce personnage en partie en raison de mon parcours comme Franco-Ontarienne.\nMes origines ont beaucoup influenc\u00e9 mon int\u00e9r\u00eat pour la francophonie en milieu\nminoritaire. D\u2019ailleurs, en m\u2019int\u00e9ressant \u00e0 l\u2019histoire intellectuelle, j\u2019essaie\nde comprendre en quoi le milieu influence l\u2019historien.ne. Il faudrait bien que\nje fasse l\u2019exercice avec moi-m\u00eame!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>HB&nbsp;:\nDans les derni\u00e8res ann\u00e9es, vous avez travaill\u00e9 sur les repr\u00e9sentations du\nterritoire dans les historiographies canadiennes-fran\u00e7aises. Pouvez-vous nous\nen dire davantage? Quelle forme cela peut-il prendre?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SSP&nbsp;<\/strong>: J\u2019ai observ\u00e9 que la\nrepr\u00e9sentation du territoire historique variait d\u2019une r\u00e9gion \u00e0 une autre. Il\nsemble y avoir deux grands p\u00f4les en termes de repr\u00e9sentation du\nterritoire&nbsp;: l\u2019une a une perspective d\u2019identit\u00e9 et d\u2019enracinement\nr\u00e9gional, alors que l\u2019autre a une perspective d\u2019identit\u00e9 et d\u2019enracinement\nnational.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans\nma recherche, j\u2019ai analys\u00e9 quelques repr\u00e9sentations historiques r\u00e9gionales dans\nl\u2019Ouest canadien et en Ontario. L\u2019objectif de ces repr\u00e9sentations est\ng\u00e9n\u00e9ralement de l\u00e9gitimer un territoire davantage r\u00e9gional plut\u00f4t qu\u2019un\nterritoire national. Par exemple, il y a une distinction qui s\u2019op\u00e8re d\u00e8s la fin\ndu 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle dans la production historique de l\u2019Ouest canadien afin\nde cr\u00e9er des repr\u00e9sentations distinctes pour cette r\u00e9gion. Les Canadiens fran\u00e7ais\ndu Qu\u00e9bec sont per\u00e7us comme \u00e9tant un autre peuple, exclu du \u00ab&nbsp;nous&nbsp;\u00bb\nde l\u2019Ouest canadien. Un autre exemple pourrait \u00eatre la production historienne\nde T\u00e9lesphore Saint-Pierre, aussi vers la fin du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. L\u2019histoire\nde la Nouvelle-France y est pr\u00e9sent\u00e9e sommairement lorsqu\u2019elle se d\u00e9roule \u00e0\nl\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019Ontario, mais en d\u00e9tail lorsqu\u2019elle se situe sur le territoire\nde l\u2019Ontario. Enfin, nous pourrions aussi voir ce genre de repr\u00e9sentations\nhistoriques dans les publications de la Soci\u00e9t\u00e9 historique du Nouvel-Ontario, o\u00f9\non va parler des Saints-Martyrs ontariens plut\u00f4t que des Saints-Martyrs\ncanadiens.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai\naussi compar\u00e9 des repr\u00e9sentations historiques de communaut\u00e9s francophones en\nmilieux minoritaires et \u00e0 celles produites au Qu\u00e9bec. La comparaison est\nimportante, car l\u2019historiographie qu\u00e9b\u00e9coise exerce une influence consid\u00e9rable\nsur la production de savoirs historiques francophones hors Qu\u00e9bec.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>HB&nbsp;:\nVous vous int\u00e9ressez \u00e0 la fonction de l\u2019histoire dans la construction de\nl\u2019identit\u00e9 des populations. Alors que de plus en plus les recherches\nhistoriques se diversifient et s\u2019int\u00e9ressent aux groupes marginalis\u00e9s, celles-ci\nont tendance \u00e0 remettre en question les r\u00e9cits historiques dominants. Est-ce\npossible de r\u00e9viser nos histoires collectives tout en gardant nos identit\u00e9s?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SSP&nbsp;<\/strong>: La question des identit\u00e9s\ncollectives est quelque chose de constamment en mouvement et en transformation.\nPar exemple, le rapport \u00e0 la religion catholique dans l\u2019identit\u00e9 collective a\nbeaucoup chang\u00e9 dans la francophonie canadienne. Nous reconnaissons le r\u00f4le\ninstitutionnel que l\u2019\u00c9glise catholique a jou\u00e9 pour la cr\u00e9ation de coll\u00e8ges\nclassiques, et d\u2019autres institutions qui nous ont permis de nous d\u00e9velopper et\nde nous structurer. Cependant, en termes d\u2019identit\u00e9 et de sentiment\nd\u2019appartenance, les choses ont beaucoup chang\u00e9. Nous avons vu et v\u00e9cu ces\ntransformations dans les repr\u00e9sentations collectives, tout en maintenant une identit\u00e9\ncollective bas\u00e9e sur d\u2019autres particularit\u00e9s, comme la langue et, dans certains\ncas, les origines communes. Nous l\u2019observons d\u00e9j\u00e0. La francophonie canadienne\nd\u2019aujourd\u2019hui est vue comme plurielle, contrairement \u00e0 ce qu\u2019on pouvait\nobserver avant. C&rsquo;est peut-\u00eatre un peu simpliste comme vision de la chose, mais\nil semble y avoir des modifications dans les repr\u00e9sentations et les r\u00e9f\u00e9rences.\n<\/p>\n\n\n\n<p>Il\nne faut pas non plus craindre de regarder autrement nos r\u00e9cits collectifs. Dans\nma th\u00e8se, j\u2019ai abord\u00e9 l\u2019influence du colonialisme de peuplement sur la fa\u00e7on\nd\u2019\u00e9crire l\u2019histoire canadienne-fran\u00e7aise. J\u2019y dis explicitement que les\nPremi\u00e8res Nations sont effac\u00e9es. Non seulement nous ne reconnaissons pas leur\ncontribution, mais elles sont aussi compl\u00e8tement exclues lorsqu\u2019il est question\nde faire une course \u00e0 l\u2019anciennet\u00e9 des peuples sur le territoire. Il est\nimportant de reconna\u00eetre ce genre d\u2019\u00e9l\u00e9ments dans nos repr\u00e9sentations\nhistoriques et de les remettre dans le contexte de production de l&rsquo;\u00e9poque de\nm\u00eame qu&rsquo;en fonction de l\u2019\u00e9volution de nos connaissances, et de notre fa\u00e7on de\nconcevoir l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>HB&nbsp;:\nVous participerez au colloque Profession historienne? Les femmes dans la\nproduction et la diffusion des savoirs historiques au Canada fran\u00e7ais, XIXe et\nXXe si\u00e8cles. Pour vous, que repr\u00e9sente la th\u00e9matique de ce colloque?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SSP&nbsp;<\/strong>:Cette th\u00e9matique est\nvraiment int\u00e9ressante, n\u00e9cessaire et stimulante. En \u00e9tudiant l\u2019historiographie\nproduite en langue fran\u00e7aise au Canada, un de mes premiers constats fut la\nquasi-absence, durant plusieurs ann\u00e9es, des femmes autrices. C\u2019est donc formidable\nde pouvoir se pencher sur ce sujet, surtout dans une perspective francophone.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans\nles milieux francophones minoritaires canadiens, un choix semble s\u2019\u00eatre op\u00e9r\u00e9 \u00e0\npartir des ann\u00e9es 1970. Alors que l\u2019int\u00e9r\u00eat pour les groupes marginalis\u00e9s\nprenait de l\u2019ampleur, plusieurs ont opt\u00e9 pour l\u2019histoire identitaire\nfrancophone et acadienne, au d\u00e9triment de l\u2019histoire des femmes. Tranquillement,\nnous sommes en train de rectifier le tir. Il est important de remettre en\nlumi\u00e8re les contributions f\u00e9minines. Pour moi, c\u2019est une question d\u2019\u00e9galit\u00e9. Il\nfaut que le travail et la contribution des femmes aient la m\u00eame importance que\nceux des hommes. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, toute \u00e9tude sur un groupe marginalis\u00e9 est\nune action pour sortir ce groupe de l\u2019ombre et lui redonner une voix. C\u2019est la\nm\u00eame chose dans la discipline historique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>HB&nbsp;:\nSelon vous, quelle place occupent les femmes dans la discipline historique\naujourd\u2019hui? Vivent-elles encore des obstacles? Ont-elles un impact sur la\ndiscipline?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SSP&nbsp;<\/strong>: Je ne dirais pas n\u00e9cessairement\ndes obstacles. Toutefois, il y a certainement moins d\u2019historiennes que\nd\u2019historiens, surtout dans certains sujets. Par exemple, il y a beaucoup de\nfemmes en histoire des femmes, mais il y en a peu en histoire politique et\n\u00e9conomique, et encore moins en histoire de la francophonie canadienne en milieu\nminoritaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme\ndans toute autre discipline, la pr\u00e9sence de femmes, mais aussi de personnes\nprovenant de groupes marginalis\u00e9s et racis\u00e9s, a un impact important. En tant\nque femme, je prends ce r\u00f4le au s\u00e9rieux. Je n\u2019ai pas eu la chance en tant que\njeune historienne d\u2019avoir des professeures ou des mentores&nbsp;: j\u2019\u00e9tais au\ndoctorat lorsque j\u2019ai eu, pour la premi\u00e8re fois, une femme comme professeure\nd&rsquo;histoire. Je sens donc que j\u2019ai un certain r\u00f4le \u00e0 jouer en tant que\nrepr\u00e9sentante pour les jeunes femmes qui souhaitent se lancer en histoire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>HB&nbsp;:\nVous avez \u00e9tudi\u00e9 et vous avez \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de cours \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Laurentienne.\nNous apprenions au printemps dernier qu\u2019elle licenciait une centaine de\nprofesseurs et abolissait 69 programmes. Comment avez-vous r\u00e9agi \u00e0 ces r\u00e9cents\n\u00e9v\u00e9nements&nbsp;? Quels impacts ces coupures auront-elles?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>SSP&nbsp;<\/strong>:Je suis en Nouvelle-\u00c9cosse\ndepuis 2013. Je me sentais d\u00e9connect\u00e9e de l\u2019Universit\u00e9 Laurentienne depuis\nquelques ann\u00e9es. J\u2019ai donc \u00e9t\u00e9 surprise de constater \u00e0 quel point cet \u00e9v\u00e9nement\nm\u2019a fait r\u00e9agir \u00e9motionnellement. L\u2019Universit\u00e9 Laurentienne, c\u2019est le milieu o\u00f9\nj\u2019ai appris \u00e0 \u00eatre historienne, et o\u00f9 j\u2019ai appris \u00e0 m\u2019engager fermement dans ma\nfrancophonie. J\u2019ai aussi beaucoup de souvenirs l\u00e0-bas en tant qu\u2019\u00e9tudiante, mais\naussi en tant que charg\u00e9e de cours. En plus, j\u2019ai connu, des \u00e9tudiant.e.s qui\ncraignaient pour leur programme, et des personnes qui ont perdu leur emploi.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s touch\u00e9e de voir des programmes entiers sabr\u00e9s de cette mani\u00e8re. Les impacts seront majeurs. L\u2019Universit\u00e9 Laurentienne, c\u2019\u00e9tait un lieu de rassemblement, c\u2019\u00e9tait un espace identitaire qui appartenait aussi aux francophones. Une universit\u00e9, \u00e7a permet de d\u00e9velopper des connaissances, des comp\u00e9tences et une fa\u00e7on de concevoir le monde. C\u2019est par cons\u00e9quent essentiel d\u2019avoir des institutions universitaires dans les milieux minoritaires. Cette d\u00e9cision touche toute la communaut\u00e9, pas seulement les universitaires. Je souhaite de tout c\u0153ur l\u2019av\u00e8nement d\u2019une nouvelle institution franco-ontarienne, pour r\u00e9unir les programmes de langue fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Entrevue d&rsquo;H\u00e4xan Bondu, \u00e9tudiante \u00e0 la ma\u00eetrise en \u00e9tudes et interventions r\u00e9gionales (UQAC), avec la collaboration de Sandrine Labelle, \u00e9tudiante au doctorat en histoire (UQAM)\ufeff<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>St\u00e9phanie St-Pierre est d\u00e9tentrice d\u2019un doctorat en histoire de l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al. 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