{"id":8596,"date":"2020-11-23T13:34:35","date_gmt":"2020-11-23T17:34:35","guid":{"rendered":"https:\/\/chrs.dev.uqam.ca\/?p=8596"},"modified":"2020-11-23T18:06:01","modified_gmt":"2020-11-23T22:06:01","slug":"entrevue-avec-martin-robert-profil-et-recherches-titre-suggere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/2020\/11\/23\/entrevue-avec-martin-robert-profil-et-recherches-titre-suggere\/","title":{"rendered":"Entrevue avec Martin Robert"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-background has-very-light-gray-background-color\"><em>Le 19 septembre 2019, Martin Robert a soutenu une th\u00e8se doctorale en histoire intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;La fabrique du corps m\u00e9dical. Dissections humaines et formation m\u00e9dicale dans le Qu\u00e9bec du XIX<\/em><em><sup>e<\/sup><\/em><em> si\u00e8cle \u00bb,<\/em> <em>codirig\u00e9e par Martin Petitclerc (UQAM) et Rafael Mandressi (Centre Alexandre-Koyr\u00e9, CNRS). Cory Verbauwhede a recueilli ses propos sur ses recherches.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cory Verbauwhede&nbsp;: Qu\u2019est-ce qui t\u2019a conduit \u00e0 t\u2019int\u00e9resser \u00e0 l\u2019histoire de la m\u00e9decine au Qu\u00e9bec au XIX<\/strong><strong><sup>e<\/sup><\/strong><strong> si\u00e8cle?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Martin Robert : Quand j\u2019ai commenc\u00e9 comme \u00e9tudiant aux cycles sup\u00e9rieurs, j\u2019avais un int\u00e9r\u00eat pour l\u2019histoire de la mort, comme on peut la trouver en France autour d\u2019historiens comme Michel Vovelle ou Philippe Ari\u00e8s. J\u2019ai finalement r\u00e9dig\u00e9 un m\u00e9moire de ma\u00eetrise, dirig\u00e9 par Martin Petitclerc, qui portait sur les d\u00e9buts de la cr\u00e9mation fun\u00e9raire au Qu\u00e9bec au tournant du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Le premier cr\u00e9matorium au Canada a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 au cimeti\u00e8re Mont-Royal de Montr\u00e9al, en 1901. C\u2019\u00e9tait un sujet fascinant, parce qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque, des mouvements cr\u00e9matistes se battaient pour qu\u2019on instaure la cr\u00e9mation comme un nouveau mode de disposition des morts. Ce sujet avait un aspect politique, religieux, \u00e9conomique, technique\u2026 c\u2019\u00e9tait donc tr\u00e8s riche. Il y avait aussi une dimension internationale tr\u00e8s int\u00e9ressante.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours de cette recherche, je suis tomb\u00e9, dans les archives, sur une lettre de la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle qui disait&nbsp;: tous les hivers, des \u00e9tudiants en m\u00e9decine vont dans les lieux de s\u00e9pulture pour enlever des morts et pour les diss\u00e9quer dans le cadre de leurs \u00e9tudes de m\u00e9decine. J\u2019ai suivi cette piste \u00e9tonnante et elle m\u2019a conduit dans l\u2019univers assez macabre des \u00e9tudiants en m\u00e9decine au XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle. C\u2019est devenu l\u2019objet de ma th\u00e8se de doctorat quand j\u2019ai compris que ce ph\u00e9nom\u00e8ne des enl\u00e8vements de cadavres concernait plus largement la professionnalisation de la m\u00e9decine au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.&nbsp; Il s\u2019agit simplement de montrer ce que les \u00e9coles de m\u00e9decine au Canada et en Inde doivent \u00e0 la dynamique imp\u00e9riale.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque, lorsqu&rsquo;un \u00e9tudiant fait son entr\u00e9e dans une \u00e9cole m\u00e9dicale, la dissection d&rsquo;un cadavre humain est l&rsquo;une des premi\u00e8res \u00e9tapes de son parcours d\u2019\u00e9tudes. Au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, cette pratique devient de plus en plus un rite de passage pour devenir m\u00e9decin: elle en vient peu \u00e0 peu \u00e0 \u00eatre vue, dans les milieux m\u00e9dicaux, comme ce qui distingue les m\u00e9decins comp\u00e9tents des charlatans. Assez rapidement, les dissections deviennent m\u00eame obligatoires pour les \u00e9tudiants en m\u00e9decine dans plusieurs endroits du monde et notamment au Qu\u00e9bec. Elles le sont encore dans certaines \u00e9coles de m\u00e9decine, mais elles n\u2019ont plus l\u2019importance qu\u2019elles avaient \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Cette importance qu\u2019elles prennent dans la formation m\u00e9dicale au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle les diff\u00e9rencie, d\u2019ailleurs, des dissections humaines pratiqu\u00e9es au Moyen \u00c2ge ou \u00e0 la Renaissance, o\u00f9 elles n\u2019\u00e9taient pas encore consid\u00e9r\u00e9es comme un fondement de la l\u00e9gitimit\u00e9 et de la comp\u00e9tence des m\u00e9decins. J\u2019ai donc \u00e9tudi\u00e9 le nouveau r\u00f4le fondateur jou\u00e9 par les dissections humaines dans la formation m\u00e9dicale au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, en me concentrant sur les \u00e9coles de m\u00e9decine des villes de Montr\u00e9al et de Qu\u00e9bec.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CV&nbsp;: Quelles sont les principales conclusions de ta th\u00e8se&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>MR : D\u2019abord, j\u2019ai adopt\u00e9 une approche chronologique, centr\u00e9e sur les institutions de soin et d\u2019assistance et sur les \u00e9coles de m\u00e9decine. J\u2019ai donc analys\u00e9 comment l\u2019enseignement m\u00e9dical s\u2019est institu\u00e9 \u00e0 partir des ann\u00e9es 1820 au Qu\u00e9bec. Dans ma chronologie, deux points importants \u00e9taient les ann\u00e9es 1843 et 1883, c\u2019est-\u00e0-dire les ann\u00e9es o\u00f9 l\u2019on adopte des lois d\u2019anatomie au Qu\u00e9bec. Ces deux lois contraignent en principe les institutions publiques \u00e0 remettre aux \u00e9coles de m\u00e9decine les corps des personnes d\u00e9c\u00e9d\u00e9es sous leur responsabilit\u00e9 et qui n\u2019\u00e9taient pas r\u00e9clam\u00e9s. J\u2019ai donc d\u00e9couvert, par exemple, que les institutions psychiatriques ont fourni de nombreux \u00ab\u00a0sujets de dissection \u00bb\u00a0aux \u00e9coles de m\u00e9decine, d\u00e8s la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Cela dit, je ne me suis pas concentr\u00e9 seulement sur les institutions. J\u2019ai aussi voulu suivre, autant que possible, les parcours individuels qui ont fa\u00e7onn\u00e9 la pratique m\u00e9dicale au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Par exemple, je me suis plong\u00e9 dans la correspondance priv\u00e9e entre le m\u00e9decin Jean-\u00c9tienne Landry et sa fianc\u00e9e, Caroline-Eulalie Leli\u00e8vre, qui ne pouvaient pas se douter qu\u2019un doctorant en histoire allait lire leurs lettres presque deux cents ans plus tard! Ce genre d\u2019archives qui n\u2019\u00e9taient pas destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre publiques permet de s\u2019approcher de la texture des \u00e9v\u00e9nements.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la m\u00eame raison, j\u2019ai consult\u00e9 les archives judiciaires qui ne sont peut-\u00eatre pas suffisamment exploit\u00e9es dans les travaux d\u2019histoire au Qu\u00e9bec. Ce n\u2019est pas surprenant : c\u2019est tellement compliqu\u00e9 de s\u2019y retrouver ! En cherchant dans le fonds du minist\u00e8re de la Justice \u00e0 Qu\u00e9bec, j\u2019ai trouv\u00e9 des dossiers complets d\u2019enqu\u00eates pour enl\u00e8vements de cadavres dans les cimeti\u00e8res par des \u00e9tudiants en m\u00e9decine, qui contenaient m\u00eame des d\u00e9positions de t\u00e9moins. Dans une de ces causes, on a interrog\u00e9 des d\u00e9bardeurs qui s\u2019occupaient de charger et d\u00e9charger des marchandises sur le traversier entre Qu\u00e9bec et L\u00e9vis. On apprend que des \u00e9tudiants en m\u00e9decine ont d\u00e9rob\u00e9 un corps dans un cimeti\u00e8re local, avant de le placer dans une bo\u00eete en bois qu\u2019ils font passer pour des marchandises et qu\u2019ils font embarquer dans un train \u00e0 L\u00e9vis pour l\u2019exp\u00e9dier \u00e0 Montr\u00e9al. On dirait une l\u00e9gende urbaine, mais ces descriptions dans des archives judiciaires, dans le cadre de plusieurs enqu\u00eates diff\u00e9rentes r\u00e9parties sur des ann\u00e9es \u00e0 Montr\u00e9al et Qu\u00e9bec, d\u00e9montrent l\u2019importance du ph\u00e9nom\u00e8ne. Souvent, ces d\u00e9positions sont transcrites par les enqu\u00eateurs. Les t\u00e9moins les signent seulement d\u2019une croix, ce qui veut dire qu\u2019ils ne savaient pas \u00e9crire, c\u2019est donc sans doute la seule trace \u00e9crite qu\u2019on ait conserv\u00e9e qui vienne directement d\u2019eux.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai beaucoup utilis\u00e9 par ailleurs les journaux d\u2019\u00e9poque, auxquels on a d\u00e9sormais acc\u00e8s comme jamais auparavant gr\u00e2ce \u00e0 des bases de donn\u00e9es comme <a href=\"http:\/\/www.canadiana.ca\/?usrlang=fr\"><em>Canadiana<\/em><\/a>, dans lesquelles on peut faire des recherches par mots-cl\u00e9s. Dans le pass\u00e9, on pouvait mettre des mois, voire des ann\u00e9es \u00e0 d\u00e9pouiller un seul journal pour trouver quelque chose sur le sujet de sa recherche. Gr\u00e2ce \u00e0 ces outils, on peut constituer un corpus d\u2019articles tr\u00e8s rapidement sur un sujet cibl\u00e9. J\u2019ai pu trouver de cette fa\u00e7on toutes sortes d\u2019histoires \u00e9tonnantes ou des d\u00e9bats publics sur les dissections humaines, qui venaient compl\u00e9ter ce que je trouvais dans les archives d\u2019institutions ou dans les sources judiciaires.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CV&nbsp;: Quel r\u00f4le le CHRS a-t-il jou\u00e9 dans ton parcours doctoral?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>MR : Il faut que je souligne le r\u00f4le incontournable de Martin Petitclerc comme directeur de mes recherches depuis la ma\u00eetrise. Il a toujours \u00e9t\u00e9 un lecteur tr\u00e8s attentif \u2013 et critique \u2013 de ce que j\u2019\u00e9crivais. Comme beaucoup d\u2019autres personnes dont il dirige les recherches pourraient \u00e9galement en t\u00e9moigner, si mes travaux ont du m\u00e9rite, c\u2019est en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 sa direction. Quant au CHRS, je crois que ce centre est un des lieux les plus dynamiques pour la recherche sur l\u2019histoire du Qu\u00e9bec aux XIX<sup>e<\/sup> et XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles. Mon parcours m\u2019a conduit \u00e0 m\u2019inscrire plus r\u00e9cemment dans les milieux de l\u2019histoire de la m\u00e9decine et des sciences, mais je continue d\u2019employer tous les jours les m\u00e9thodes et l\u2019exp\u00e9rience que j\u2019ai acquises au CHRS, en plus de faire porter mes travaux en priorit\u00e9 sur l\u2019aspect institutionnel, juridique et \u00e9tatique des ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux, ce qui a toujours \u00e9t\u00e9 valoris\u00e9 au CHRS depuis ses d\u00e9buts il y a trente ans.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CV&nbsp;: Peux-tu nous dire un mot sur tes recherches actuelles qui portent sur les \u00e9coles de m\u00e9decine dans l\u2019Empire britannique ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>MR : Encore une fois, ce sujet m\u2019est venu \u00e0 l\u2019esprit gr\u00e2ce \u00e0 une d\u00e9couverte dans les archives. Quand je r\u00e9digeais le chapitre de ma th\u00e8se portant sur la fondation d\u2019\u00e9coles de m\u00e9decine au Qu\u00e9bec, particuli\u00e8rement au d\u00e9but du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, j\u2019ai regard\u00e9 o\u00f9 les fondateurs de ces \u00e9coles avaient fait leurs \u00e9tudes m\u00e9dicales et j\u2019ai remarqu\u00e9 une r\u00e9p\u00e9tition\u00a0: Londres et \u00c9dimbourg revenaient constamment. Bref, il y avait un lien clair entre les institutions m\u00e9dicales \u00e9tablies au Qu\u00e9bec et les \u00e9coles de m\u00e9decine et h\u00f4pitaux du Royaume-Uni. C\u2019\u00e9tait \u00e9videmment un lien imp\u00e9rial, puisque le Qu\u00e9bec \u00e9tait alors une colonie britannique depuis d\u00e9j\u00e0 quelques d\u00e9cennies. J\u2019ai voulu en savoir plus sur ce lien imp\u00e9rial et c\u2019est pourquoi j\u2019ai \u00e9labor\u00e9 un projet postdoctoral pour analyser les parcours de m\u00e9decins entre le Canada et le Royaume-Uni, particuli\u00e8rement le r\u00f4le de ces parcours dans l\u2019institution de la m\u00e9decine canadienne. Puis, j\u2019ai pens\u00e9 qu\u2019il serait int\u00e9ressant d\u2019avoir un point de comparaison, pour mettre en perspective la place de la colonie canadienne dans l\u2019histoire plus large de l\u2019Empire britannique.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;J\u2019en suis venu \u00e0 penser qu\u2019il serait int\u00e9ressant de comparer cette histoire de la m\u00e9decine au Canada avec celles des \u00e9coles de m\u00e9decine \u00e9tablies dans ce qui \u00e9tait alors l\u2019autre principale colonie \u2013 en termes de population, de territoire et d\u2019investissement \u2013 de l\u2019Empire britannique, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019Inde. \u00c0 travers la <em>British East India Company<\/em>, plusieurs chirurgiens et m\u00e9decins form\u00e9s au Royaume-Uni s\u2019\u00e9taient install\u00e9s \u00e0 Calcutta, Bombay ou Madras. Certains ont eu le projet d\u2019y fonder des \u00e9coles de m\u00e9decine, dont plusieurs se sont concr\u00e9tis\u00e9s. J\u2019ai voulu comprendre ce processus pour avoir une id\u00e9e plus g\u00e9n\u00e9rale de la mani\u00e8re dont fonctionnait cette chose \u00e9norme,pas du tout uniforme, que l\u2019on appelle l\u2019Empire britannique. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 d\u2019ailleurs surpris de constater qu\u2019il y avait assez peu d\u2019\u00e9tudes \u2013 \u00e0 vrai dire, presque aucune \u2013 sur l\u2019Empire britannique qui tienne compte \u00e0 la fois du Canada et de l\u2019Inde au sein d\u2019une m\u00eame probl\u00e9matique relative \u00e0 la m\u00e9decine. Il ne s\u2019agit pas de pr\u00e9tendre que le Canada et l\u2019Inde partagent une m\u00eame histoire dans l\u2019Empire britannique. \u00c7a n\u2019aurait pas tellement de sens. Il s\u2019agit simplement de montrer ce que les \u00e9coles de m\u00e9decine au Canada et en Inde doivent \u00e0 la dynamique imp\u00e9riale. J\u2019essaie de comprendre cette dynamique d\u2019empire par l\u2019entremise des \u00e9coles de m\u00e9decine.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CV&nbsp;: Peux-tu nous dire quelques mots sur tes projets ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>MR&nbsp;: Je pr\u00e9pare d\u2019abord la publication de ma th\u00e8se sous forme de livre. Mon projet postdoctoral sur les \u00e9coles de m\u00e9decine au Canada et en Inde m\u2019occupe \u00e9galement. J\u2019esp\u00e8re retourner rapidement dans les archives pour bonifier la base de donn\u00e9es d\u2019archives num\u00e9ris\u00e9es que je constitue depuis le d\u00e9but de mes recherches doctorales. Il y aura bient\u00f4t tout un empire l\u00e0-dedans. En g\u00e9n\u00e9ral, je continue de m\u2019int\u00e9resser aux rapports entre la formation du corps m\u00e9dical et les empires au tournant du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Je crois qu\u2019il s\u2019est pass\u00e9 l\u00e0 quelque chose de crucial pour comprendre la fa\u00e7on dont la profession m\u00e9dicale s\u2019est \u00e9tablie dans notre monde et pour r\u00e9pondre \u00e0 la question&nbsp;: comment se fait-il que la m\u00e9decine et les m\u00e9decins soient si pr\u00e9sents dans notre vie quotidienne aujourd\u2019hui ? Je pense \u00e9videmment qu\u2019il y a des cl\u00e9s \u00e0 trouver dans les \u00e9coles de m\u00e9decine au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 19 septembre 2019, Martin Robert a soutenu une th\u00e8se doctorale en histoire intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;La fabrique du corps m\u00e9dical. 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