{"id":4434,"date":"2018-06-12T09:08:19","date_gmt":"2018-06-12T13:08:19","guid":{"rendered":"https:\/\/chrs.dev.uqam.ca\/?p=4434"},"modified":"2018-06-12T09:13:48","modified_gmt":"2018-06-12T13:13:48","slug":"4434","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/2018\/06\/12\/4434\/","title":{"rendered":"Entretien avec Henrique Carneiro"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/henrique.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-4435\" src=\"https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/henrique-214x300.jpg\" alt=\"\" width=\"214\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/henrique-214x300.jpg 214w, https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/henrique.jpg 382w\" sizes=\"auto, (max-width: 214px) 100vw, 214px\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/historia.fflch.usp.br\/docentes\/henriquecarneiro\">Henrique Carneiro<\/a> est professeur d\u2019histoire moderne \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paolo au Br\u00e9sil. Ses recherches portent sur l\u2019histoire de l\u2019alimentation, des boissons et des drogues. Nous l\u2019avons rencontr\u00e9 durant son s\u00e9jour de recherche au Qu\u00e9bec \u00e0 l\u2019automne 2017.<\/p>\n<p>Propos recueillis par\u00a0Caroline\u00a0Robert.<\/p>\n<p><strong>Caroline Robert : Parlez-nous un peu de votre parcours acad\u00e9mique. <\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Henrique Carneiro : J\u2019ai entrepris mon parcours universitaire en histoire vers la fin de la dictature au Br\u00e9sil. \u00c0 cette \u00e9poque, il y avait beaucoup de r\u00e9pression politique, surtout dirig\u00e9e vers les jeunes et la consommation illicite de drogues. La question du cannabis, qui \u00e9tait la drogue la plus<\/span> <span style=\"font-weight: 400;\">consomm\u00e9e<\/span> <span style=\"font-weight: 400;\">et la plus distribu\u00e9e au pays, \u00e9tait particuli\u00e8rement importante. Ainsi, d\u00e8s le d\u00e9but de mes \u00e9tudes, j\u2019ai voulu comprendre la gen\u00e8se de la prohibition du cannabis. Je me suis demand\u00e9 pourquoi une plante si inoffensive faisait l\u2019objet d\u2019un tel dispositif r\u00e9pressif, tant policier que judiciaire. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, il y avait des substances bien plus dangereuses pour la sant\u00e9 publique, telles que l\u2019alcool et le tabac, qui avaient pourtant un statut tout \u00e0 fait licite. Suite \u00e0 ces premiers questionnements, j\u2019en suis venu \u00e0 comprendre le syst\u00e8me de distribution des drogues selon trois circuits distincts. Le premier circuit est celui de l\u2019industrie pharmaceutique. Celle-ci produit des substances th\u00e9rapeutiques, mais qui sont souvent des analogues de drogues illicites. Ensuite, il y a le circuit des substances interdites, dont font partie le cannabis, la coca et l\u2019opium. Enfin, le troisi\u00e8me circuit correspond aux substances \u00e0 usage r\u00e9cr\u00e9atif, par exemple l\u2019alcool, le tabac et la caf\u00e9ine. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Apr\u00e8s avoir \u00e9tabli cela, j\u2019ai commenc\u00e9 ma ma\u00eetrise en m\u2019int\u00e9ressant \u00e0 l\u2019histoire des drogues \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne. J\u2019ai port\u00e9 mon attention sur Garcia Da Orta, un m\u00e9decin d\u2019origine portugaise et de confession juive, qui a v\u00e9cu pendant trois d\u00e9cennies en Inde au XVIe si\u00e8cle. Durant son s\u00e9jour, il a \u00e9crit un ouvrage qui est devenu l\u2019une des r\u00e9f\u00e9rences les plus importantes en mati\u00e8re de drogues orientales et africaines. J\u2019ai ensuite \u00e9tudi\u00e9 les autres herboristes de l\u2019\u00e9poque moderne lors de mes \u00e9tudes en France. Quant \u00e0 ma th\u00e8se de doctorat, elle portait sur l\u2019impact des nouvelles connaissances des drogues, qui ont men\u00e9 \u00e0 une nouvelle attitude morale de la part des Occidentaux. Ces connaissances r\u00e9v\u00e9laient que les Autochtones, les peuples africains et les peuples orientaux utilisaient des plantes alors inconnues des Occidentaux. Les usages qu\u2019ils faisaient de ces plantes &#8211; je me r\u00e9f\u00e8re ici aux usages aphrodisiaques et hallucinog\u00e8nes &#8211; \u00e9taient alors fortement d\u00e9sapprouv\u00e9s par les Occidentaux. Il s\u2019agissait pour moi d\u2019un autre grand myst\u00e8re que je voulais percer. Je me demandais pourquoi les hallucinog\u00e8nes, qui \u00e9taient tellement importants dans les cultures am\u00e9rindiennes, orientales et africaines, inspiraient l\u2019horreur chez les Occidentaux. En fait, les substances hallucinog\u00e8nes faisaient l\u2019objet d\u2019un grand tabou partout en Occident. <\/span><\/p>\n<p><strong>C.R.\u00a0: Pourquoi ce tabou en Occident ? <\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">H.C.\u00a0: Je crois que c\u2019est une question qui a trait \u00e0 la formation religieuse en Occident. C\u2019est la culture religieuse chr\u00e9tienne qui a \u00e9tabli une relation hi\u00e9rarchique avec l\u2019au-del\u00e0. Dans la tradition chr\u00e9tienne, les disciples n\u2019entrent pas directement en relation avec l\u2019au-del\u00e0, il doit y avoir une sorte d&rsquo;entremetteur, c\u2019est-\u00e0-dire les hommes d\u2019\u00c9glise. Il n\u2019y donc pas la possibilit\u00e9 des exp\u00e9riences hors de soi, de laisser son esprit vaguer. De plus, dans plusieurs autres religions o\u00f9 l\u2019animisme est pr\u00e9sent, les \u00e9l\u00e9ments naturels ont une \u00e2me. La tradition jud\u00e9o-chr\u00e9tienne, quant \u00e0 elle, n\u2019octroie pas d\u2019autonomie aux v\u00e9g\u00e9taux. En fait, dans les textes de la Gen\u00e8se, on retrouve une grande m\u00e9fiance \u00e0 l\u2019\u00e9gard des v\u00e9g\u00e9taux. La transgression commise par Adam et \u00c8ve, en touchant l\u2019arbre de la connaissance et en mangeant le fruit d\u00e9fendu, a amen\u00e9 l\u2019humanit\u00e9 \u00e0 tomber du paradis. Au sein de ce jardin d\u2019\u00c9den, repr\u00e9sentation du paradis, il y avait une prohibition fondatrice de certains v\u00e9g\u00e9taux (d\u2019ailleurs, le mot \u00ab\u00a0paradis\u00a0\u00bb veut dire \u00ab\u00a0jardin \u00bb et vient du perse). Quand les Occidentaux sont arriv\u00e9s en Am\u00e9rique, ils ont eu un choc en constatant que les peuples autochtones utilisaient et consommaient certains v\u00e9g\u00e9taux sacr\u00e9s afin de soulager certaines douleurs et d\u2019atteindre un certain \u00e9tat d\u2019extase. Il faut dire que l\u2019id\u00e9e de la souffrance dans la tradition chr\u00e9tienne est associ\u00e9e au paiement d\u2019une dette morale envers Dieu. Ainsi, l\u2019utilisation de certaines plantes afin d\u2019\u00e9viter certaines souffrances \u00e9tait vue d\u2019un mauvais \u0153il. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Plusieurs substances \u00e9taient per\u00e7ues comme dangereuses par les Occidentaux \u00e0 leur arriv\u00e9e au Br\u00e9sil, dont le tabac. La consommation de tabac \u00e9tait alors la plus importante technique d\u2019extase en Am\u00e9rique du Sud. Ce n\u2019est donc pas par accident ou co\u00efncidence que le tabac a \u00e9t\u00e9 l\u2019une des premi\u00e8res substances \u00e0 \u00eatre interdite. Le tabac a n\u00e9anmoins \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9 \u00e0 la tradition occidentale, comme les autres plantes ayant une capacit\u00e9 stimulatrice, telles que le caf\u00e9, le th\u00e9, le chocolat, la guarana et la coca. Ces plantes ont \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9es parce qu\u2019elles \u00e9taient des substances dites de \u00a0performance, c\u2019est-\u00e0-dire qui favorisaient la production. Quant \u00e0 la consommation des hallucinog\u00e8nes, elle menait \u00e0 un \u00e9tat second, que l\u2019on pourrait qualifier de \u00ab\u00a0hors de soi\u00a0\u00bb, qui r\u00e9duisait les capacit\u00e9s productives. Cette inhibition explique pourquoi ceux-ci, dont le cannabis, n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9s dans la culture occidentale.<\/span><\/p>\n<p><strong>C.R. : Quels ont \u00e9t\u00e9 vos principaux int\u00e9r\u00eats de recherche par la suite ? <\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">H.C.\u00a0: Apr\u00e8s mes \u00e9tudes, j\u2019ai travaill\u00e9 sur la tradition des boissons alcoolis\u00e9es. Ces boissons \u00e9taient tr\u00e8s importantes \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne, surtout d\u2019un point de vue \u00e9conomique. Ces breuvages, particuli\u00e8rement le vin, \u00e9taient int\u00e9gr\u00e9s dans le grand flux de circulation commerciale. Une nouveaut\u00e9 est toutefois apparue au 17<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">e<\/span><span style=\"font-weight: 400;\"> si\u00e8cle: les boissons distill\u00e9es. Ces boissons \u00e9taient intimement li\u00e9es \u00e0 la structure \u00e9conomique de l\u2019Am\u00e9rique du Sud. L\u2019utilisation de la canne \u00e0 sucre permettait la fabrication d\u2019eaux-de-vie, telles que le rhum ou la cacha\u00e7a, la boisson alcoolis\u00e9e la plus populaire du Br\u00e9sil. En \u00e9tudiant l\u2019historiographie, j\u2019ai pu constater que plusieurs aspects \u00e9taient peu document\u00e9s. Il y a bien s\u00fbr des classiques en histoire de l\u2019alcool au Br\u00e9sil, mais ceux-ci ne traitent que de l\u2019aspect \u00e9conomique, dans le sens le plus limit\u00e9 du terme. Il s\u2019agit le plus souvent d\u2019analyses de la capacit\u00e9 de production ou de l\u2019incidence de ce commerce sur la fiscalit\u00e9 du pays. Pour ma part, j\u2019\u00e9tais plut\u00f4t attir\u00e9 vers le prisme de l\u2019histoire culturelle de l\u2019alcool, c\u2019est-\u00e0-dire la compr\u00e9hension des repr\u00e9sentations associ\u00e9es \u00e0 la consommation des boissons alcooliques. Je me suis demand\u00e9 : quel est le niveau publiquement acceptable de l\u2019ivresse ? Est-ce que ce niveau acceptable se modifie selon la classe sociale ou l&rsquo;origine ? Et comment ces comportements associ\u00e9s \u00e0 l\u2019alcool sont-ils r\u00e9gul\u00e9s? <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Il m\u2019est apparu que, vers les ann\u00e9es 1920, au Br\u00e9sil comme ailleurs dans le monde, on a \u00a0mis en place des mesures l\u00e9gislatives visant \u00e0 r\u00e9guler les comportements associ\u00e9s au fait de boire en public. Au m\u00eame moment, on proc\u00e9dait \u00e0 la mise en place d\u2019un r\u00e9seau institutionnel destin\u00e9 aux alcooliques, soit pour leur incarc\u00e9ration, soit pour leur r\u00e9habilitation. Qui plus est, la question de la consommation d\u2019alcool, tout comme celle des autres comportements moralement inacceptables, se m\u00ealait \u00e0 la question raciale. Ainsi, les populations racis\u00e9es du Br\u00e9sil \u00e9taient alors symbolis\u00e9es par les personnages du vagabond, de l\u2019alcoolique, du syphilitique, du tuberculeux et du criminel. L\u2019attribution de ces qualificatifs visait \u00e0 diaboliser les pratiques culturelles de ces populations, sorte de prolongement de la tradition coloniale. De m\u00eame, on associait beaucoup l\u2019h\u00e9r\u00e9sie \u00e0 la consommation d\u2019alcool des Autochtones. Il faut dire que, pour certains peuples, boire n\u2019\u00e9tait pas seulement une question de socialisation ou d&rsquo;ivresse, mais une porte d\u2019entr\u00e9e communicationnelle vers leurs divinit\u00e9s. Ainsi, on visait, par cette croisade dite morale, \u00e0 effacer une certaine m\u00e9moire collective, \u00e0 effacer la culture ant\u00e9rieure de ces diff\u00e9rents peuples. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, la r\u00e9pression de ces pratiques \u00e9tait aussi motiv\u00e9e par le processus d\u2019industrialisation, qui exigeait d\u00e9sormais une discipline de travail ax\u00e9e sur la productivit\u00e9. La consommation d\u2019alcool et de drogues \u00e9tait d\u00e8s lors vue comme un facteur diminuant le potentiel productif des ouvriers. \u00a0Il n\u2019est donc pas surprenant de trouver, parmi les plus fervents prohibitionnistes aux \u00c9tats-Unis, des hommes tels que Henri Ford et John Rockefeller. <\/span><\/p>\n<p><strong>C.R.\u00a0: Comment qualifieriez-vous votre approche th\u00e9orique ? <\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">H.C.\u00a0: J\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s influenc\u00e9 par ma directrice de recherche Mary Del Priore, qui a \u00e9t\u00e9 une pionni\u00e8re en histoire des femmes au Br\u00e9sil. Elle-m\u00eame avait \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9e par l\u2019\u00c9cole des Annales, ce qui a guid\u00e9 mes orientations th\u00e9oriques. J\u2019ai aussi \u00e9t\u00e9 grandement influenc\u00e9 par l\u2019approche marxiste en lien avec la formation du monde sud-am\u00e9ricain. Cette vision \u00e9tait tr\u00e8s bien formul\u00e9e par Immanuel Wallerstein, avec le concept de syst\u00e8me-monde. De plus, mon passage en France m\u2019a mis en contact avec des chercheurs du Centre de recherche du monde am\u00e9ricain (CERMA) de l\u2019\u00c9cole des hautes \u00e9tudes en sciences sociales \u00e0 Paris, qui ont influenc\u00e9 certaines de mes approches th\u00e9oriques. Je pense plus particuli\u00e8rement \u00e0 <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">Serge Gruzinski, sp\u00e9cialiste du processus de colonisation du Mexique. Il a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des premiers historiens \u00e0 tenter de comprendre l\u2019importance des drogues dans la culture, surtout dans le contexte mexicain. Mes discussions avec lui ont eu l\u2019effet d\u2019une r\u00e9v\u00e9lation quant au riche potentiel d\u2019une histoire des drogues. <\/span><\/p>\n<p><strong>C.R\u00a0: Votre s\u00e9jour de recherche au Qu\u00e9bec a \u00e9t\u00e9 justifi\u00e9 par un projet d\u2019histoire comparative entre le Br\u00e9sil et le Qu\u00e9bec en mati\u00e8re de r\u00e9gulation de l\u2019alcool. Quelles ont \u00e9t\u00e9 les motivations derri\u00e8re ce projet de recherche ? <\/strong><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Je me suis d\u2019abord int\u00e9ress\u00e9 aux relations entre l\u2019Europe et les Am\u00e9riques durant la p\u00e9riode de formation de la soci\u00e9t\u00e9 moderne, et plus particuli\u00e8rement sur les conflits entourant les diff\u00e9rents modes de consommation d\u2019alcool. Par la suite, j\u2019ai tourn\u00e9 mon attention sur l\u2019\u00e9poque contemporaine et ses mouvements de temp\u00e9rance et de prohibition. J\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 un bilan historiographique sur l\u2019histoire de l\u2019alcool aux \u00c9tats-Unis et je me suis rendu compte qu\u2019il y avait, au nord de la fronti\u00e8re \u00e9tasunienne, une r\u00e9alit\u00e9 tout \u00e0 fait diff\u00e9rente. Cette r\u00e9alit\u00e9 canadienne en mati\u00e8re de r\u00e9gulation de l\u2019alcool \u00e9tait m\u00e9connue pour moi, mais semblait aussi \u00eatre peu connue \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale. Rapidement, j\u2019ai compris que la m\u00e9connaissance de ce mod\u00e8le particulier, soit le monopole d\u2019\u00c9tat du commerce des alcools, s\u2019expliquait par la crainte des grandes compagnies de voir \u00e9merger un mod\u00e8le alternatif de circulation de l\u2019alcool. Par exemple au Br\u00e9sil, il est peu int\u00e9ressant pour les compagnies comme la AmBev (il s\u2019agit du leader mondial de la \u00a0production de bi\u00e8re) de savoir qu\u2019il existe un mod\u00e8le diff\u00e9rent pour la vente des alcools. Je me suis donc pench\u00e9 sur l\u2019historiographie existante \u00e0 ce sujet. Je dois avouer que, devant mon peu de connaissances sur le sujet, le r\u00e9sultat le plus important de mon s\u00e9jour ici a \u00e9t\u00e9 la lecture de plusieurs ouvrages abordant la question. Ces textes m\u2019ont permis d\u2019approfondir mes connaissances au niveau de la r\u00e9glementation des boissons et de travailler \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un projet de recherche plus large sur la r\u00e9gulation de l\u2019alcool. <\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Henrique Carneiro est professeur d\u2019histoire moderne \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de S\u00e3o Paolo au Br\u00e9sil. Ses recherches portent sur l\u2019histoire de l\u2019alimentation, des boissons et des drogues. 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