{"id":3020,"date":"2017-11-08T05:51:56","date_gmt":"2017-11-08T09:51:56","guid":{"rendered":"https:\/\/chrs.dev.uqam.ca\/?p=3020"},"modified":"2017-11-08T05:51:56","modified_gmt":"2017-11-08T09:51:56","slug":"entretien-avec-jean-ayotte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/2017\/11\/08\/entretien-avec-jean-ayotte\/","title":{"rendered":"Entretien avec Jean Ayotte"},"content":{"rendered":"<p><em>Le Comit\u00e9 ch\u00f4mage de l\u2019est de Montr\u00e9al (CCEM) a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1987 et c\u00e9l\u00e8bre cette ann\u00e9e ses 30 ans d\u2019existence. Sa mission est de d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats des ch\u00f4meurs et des ch\u00f4meuses, notamment en assurant une repr\u00e9sentation aupr\u00e8s des instances administratives et des tribunaux responsables de l\u2019assurance-ch\u00f4mage. Un autre aspect de l\u2019organisation concerne la d\u00e9fense collective des droits des sans-emploi par la mobilisation politique face aux diff\u00e9rents saccages de l\u2019assurance-ch\u00f4mage perp\u00e9tr\u00e9s par le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral au cours des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es. Pour l\u2019occasion, nous avons interview\u00e9 le coordonnateur du CCEM, Jean Ayotte. Il a tout d\u2019abord \u00e9t\u00e9 actif dans le mouvement \u00e9tudiant qu\u00e9b\u00e9cois au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 et par la suite il a \u0153uvr\u00e9 et travaill\u00e9 aux Presses coop\u00e9ratives de Montr\u00e9al, une coop\u00e9rative ouvri\u00e8re de production d\u2019imprimerie. C\u2019est par ce biais qu\u2019il a commenc\u00e9 \u00e0 militer dans le mouvement des ch\u00f4meurs et des ch\u00f4meuses.<\/em><\/p>\n<p>Entrevue par Benoit Marsan.<\/p>\n<p><strong>Benoit Marsan\u00a0: Dans quel contexte le CCEM voit-il le jour ?<\/strong><\/p>\n<p>Jean Ayotte\u00a0: En 1987, il y a deux principaux comit\u00e9s de ch\u00f4meurs et de ch\u00f4meuses \u00e0 Montr\u00e9al\u00a0: le Comit\u00e9 ch\u00f4mage du sud-ouest de Montr\u00e9al (CCSOM) et le Mouvement action-ch\u00f4mage de Montr\u00e9al (MAC). \u00c0 ce moment-l\u00e0, il n\u2019existe pas de groupe dans l\u2019Est de Montr\u00e9al. On est alors dans la derni\u00e8re phase de d\u00e9sindustrialisation de ce secteur de la ville, donc, dans ce contexte, le ch\u00f4mage constitue un probl\u00e8me majeur. Des militantes et des militants d\u00e9cident alors de faire appel au CCSOM pour aider \u00e0 mettre sur pied un comit\u00e9 dans l\u2019Est. La nouvelle organisation va par la suite s\u2019affilier au d\u00e9funt Regroupement des ch\u00f4meurs et ch\u00f4meuses du Qu\u00e9bec (RCCQ).<\/p>\n<p><strong>BM\u00a0: Pouvez-vous pr\u00e9senter l\u2019histoire du CCEM et des comit\u00e9s de ch\u00f4meurs et ch\u00f4meuses depuis les ann\u00e9es 1980 ?<\/strong><\/p>\n<p>JA\u00a0: Il y a toujours eu deux tendances dans le mouvement. \u00c0 l\u2019\u00e9poque du \u00ab syndicalisme de combat \u00bb, autour du Conseil central du Montr\u00e9al m\u00e9tropolitain de la Conf\u00e9d\u00e9ration des syndicats nationaux (CCMM-CSN), Michel Chartrand et son \u00e9quipe ont l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er un syndicat de ch\u00f4meurs, comme il en existe en Europe, qui serait affili\u00e9 directement au CCMM-CSN. Cette organisation a cependant \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s \u00e9ph\u00e9m\u00e8re d\u00fb \u00e0 certains probl\u00e8mes. Le premier groupe a \u00e9t\u00e9 le MAC de Montr\u00e9al, n\u00e9 en 1970 d\u2019un regroupement populaire de travailleurs et travailleuses des quartiers Saint-Henri et Ville-\u00c9mard qui par la suite a \u00e9tabli ses locaux dans le nord de Montr\u00e9al. Puis, en 1978, dans le sud-ouest de la ville, qui \u00e9tait un endroit assez actif sur le plan militant, un autre comit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9\u00a0: le CCSOM. Des divergences sont finalement apparues. On peut dire que le MAC repr\u00e9sentait alors une tendance davantage ax\u00e9e sur le lobbying et la repr\u00e9sentation juridique, alors que le CCSOM disait plut\u00f4t mettre la lutte collective en priorit\u00e9, mais, bien \u00e9videmment, tout n\u2019\u00e9tait pas aussi tranch\u00e9 que cela dans la r\u00e9alit\u00e9. Ceci a men\u00e9 \u00e0 la formation de deux regroupements \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du Qu\u00e9bec\u00a0: le RCCQ, qui repr\u00e9sentait, si on veut, la tendance de lutte et l\u2019Association des mouvements d\u2019action-ch\u00f4mage du Qu\u00e9bec (AMACQ), qui regroupait les groupes de l\u2019autre courant. La situation a perdur\u00e9 ainsi jusqu\u2019aux d\u00e9buts des ann\u00e9es 1990. \u00c0 partir de ce moment, de nouvelles personnes ont int\u00e9gr\u00e9 le MAC et le CCSOM. Avec un certain changement de garde et les attaques plus pressantes contre l\u2019assurance-ch\u00f4mage, les divergences historiques se sont estomp\u00e9es et de nouvelles collaborations sont n\u00e9es. Les deux groupes vont alors se rencontrer dans les luttes du d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, notamment \u00e0 travers les actions initi\u00e9es par le Comit\u00e9 des sans-emploi Montr\u00e9al-Centre, pour finalement mener en 1999 \u00e0 la formation du MASSE, le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi.<\/p>\n<p><strong>BM\u00a0: La loi de l\u2019assurance-ch\u00f4mage a connu plusieurs r\u00e9formes depuis les ann\u00e9es 1980. Pouvez-vous nous les pr\u00e9senter, ainsi que les cons\u00e9quences des politiques n\u00e9olib\u00e9rales sur les personnes sans emploi ?<\/strong><\/p>\n<p>JA\u00a0: \u00c0 partir de la fin des ann\u00e9es 1970, les r\u00e9formes se sont accentu\u00e9es. Depuis, que ce soit les lib\u00e9raux ou les conservateurs au pouvoir, le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral s\u2019est toujours \u00e9vertu\u00e9 \u00e0 saccager le programme d\u2019assurance-ch\u00f4mage. L\u2019objectif premier est de limiter l\u2019accessibilit\u00e9 aux prestations. Pour ceux et celles qui ont toujours acc\u00e8s \u00e0 celles-ci, on r\u00e9duit le nombre de semaines admissibles et on fait en sorte que le\u00a0 montant de l\u2019allocation soit de moins en moins g\u00e9n\u00e9reux. C\u2019est d\u2019ailleurs le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne que l\u2019on observe dans beaucoup de pays. Ceci est en accord avec les politiques \u00e9labor\u00e9es par le Fonds mon\u00e9taire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). C\u2019est \u00e9crit noir sur blanc dans leurs rapports\u00a0: il faut \u00eatre moins g\u00e9n\u00e9reux en mati\u00e8re de prestations de ch\u00f4mage afin de fragiliser les travailleurs et les travailleuses dans le but d\u2019obtenir une main-d\u2019\u0153uvre plus docile. De plus en plus, le <em>leitmotiv <\/em>des politiques gouvernementales devient la diminution de la protection pour les sans-emploi au nom de la flexibilit\u00e9 du march\u00e9 du travail. On passe donc \u00e0 des mesures \u00ab d\u2019employabilit\u00e9 \u00bb et de formation au lieu d\u2019assurer une protection contre le ch\u00f4mage. Ceci r\u00e9pond aux int\u00e9r\u00eats du patronat, qui exigent une force de travail mobile et qui peut s\u2019adapter aux al\u00e9as du capital. Pour nous, malgr\u00e9 quelques mesures cosm\u00e9tiques r\u00e9centes, c\u2019est cette tendance qui va s\u2019acc\u00e9l\u00e9rer avec l\u2019actuel gouvernement lib\u00e9ral.<\/p>\n<p><strong>BM\u00a0: En quoi la r\u00e9forme de l\u2019assurance-ch\u00f4mage de 1996 marque-t-elle un tournant au Canada \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la protection sociale des ch\u00f4meurs et des ch\u00f4meuses ?<\/strong><\/p>\n<p>JA\u00a0: Cette date est effectivement importante. On a alors chang\u00e9 l\u2019ensemble des crit\u00e8res d\u2019admissibilit\u00e9 aux prestations de ch\u00f4mage. Avant cette r\u00e9forme, on calculait en nombre de semaines travaill\u00e9es dans la derni\u00e8re ann\u00e9e pour voir si une personne \u00e9tait admissible \u00e0 l\u2019assurance-ch\u00f4mage. Il fallait seulement avoir travaill\u00e9 15 heures dans ladite semaine pour qu\u2019elle soit prise en consid\u00e9ration dans le calcul. Depuis, c\u2019est le nombre d\u2019heures travaill\u00e9es dans la derni\u00e8re ann\u00e9e, ce qui fait en sorte qu\u2019on a consid\u00e9rablement r\u00e9duit l\u2019admissibilit\u00e9 au programme. Un pourcentage tr\u00e8s important de travailleurs et de travailleuses qui, avant ce changement, pouvait obtenir un ch\u00e8que de ch\u00f4mage, n\u2019y avait plus acc\u00e8s du jour au lendemain. On parle d\u2019un taux d\u2019admissibilit\u00e9 de 80 % avant la r\u00e9forme; nous sommes aujourd\u2019hui tr\u00e8s loin de ce nombre. Au cours de cette p\u00e9riode, le gouvernement se retire aussi du financement de la caisse d\u2019assurance-ch\u00f4mage. \u00c0 l\u2019origine, elle \u00e9tait financ\u00e9e \u00e0 la fois par les travailleuses et les travailleurs, les employeurs et l\u2019\u00c9tat. On dit souvent que c\u2019\u00e9tait tripartite comme programme, mais en r\u00e9alit\u00e9 ce sont les travailleurs et les travailleuses qui ont toujours financ\u00e9 la cagnotte. Qui finance le gouvernement et qui finance les cotisations patronales ? Au final, ce sont les travailleurs et les travailleuses. C\u2019est donc un r\u00e9gime qui devrait leur appartenir en th\u00e9orie\u2026 Cependant, \u00e0 l\u2019heure actuelle, c\u2019est moins de 40 % des personnes qui cotisent \u00e0 la caisse qui ont droit \u00e0 des prestations lorsqu\u2019elles perdent leur emploi.<\/p>\n<p><strong>BM\u00a0: Depuis la r\u00e9forme de l\u2019assurance-emploi de 2013, ainsi que les r\u00e9formes r\u00e9centes de l\u2019aide sociale, quels sont les enjeux actuels pour les sans-emploi ?<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019enjeu principal est celui de la pr\u00e9carisation absolue des travailleurs et des travailleuses et des sans-emploi. Ceux-ci et celles-ci vont \u00eatre forc\u00e9-e-s de plus en plus de se tourner vers des emplois encore plus pr\u00e9caires, par exemple, en ayant recours aux agences de placement et \u00e0 d\u2019autres emplois temporaires, voire \u00e0 temps partiel et sous-pay\u00e9s. C\u2019est ce qui se passe de plus en plus du c\u00f4t\u00e9 europ\u00e9en suite aux r\u00e9formes des diff\u00e9rents syst\u00e8mes d\u2019assurance-ch\u00f4mage. Par exemple, on a \u00e9largi l\u2019admissibilit\u00e9, notamment pour les gens qui d\u00e9pendent du travail autonome, mais ces personnes ont droit seulement \u00e0 de courtes p\u00e9riodes de prestations. Cela veut dire qu\u2019on a acc\u00e8s \u00e0 des allocations pour une courte p\u00e9riode, mais apr\u00e8s il faut trouver rapidement un autre emploi pr\u00e9caire de quelques semaines pour \u00eatre en mesure de se qualifier de nouveau pour obtenir un ch\u00e8que. Le tout est pens\u00e9 dans l\u2019objectif de r\u00e9pondre \u00e0 la flexibilit\u00e9 des emplois qui est recherch\u00e9e par les patrons et d\u2019\u00eatre ainsi mieux \u00e0 m\u00eame de suivre le flux des marchandises. C\u2019est la \u00ab flexi-s\u00e9curit\u00e9 \u00bb\u2026 C\u2019est-\u00e0-dire, que concr\u00e8tement, que si on a des \u00ab containers \u00bb \u00e0 vider, on embauche quelques personnes le temps de les vider et apr\u00e8s on met tout le monde \u00e0 pied. Malheureusement, m\u00eame ici \u00e0 Montr\u00e9al ce genre d\u2019emploi se multiplie. Par exemple, les entrep\u00f4ts de Dollarama regorgent d\u2019une main-d\u2019\u0153uvre, principalement immigrante, majoritairement employ\u00e9e par des agences de placement \u00e0 raison de quelques heures par semaine. En fait, on veut arrimer la protection sociale avec ces contrats de travail pr\u00e9caires pour permettre la multiplication de ce type d\u2019emplois et normaliser la pauvret\u00e9 qu\u2019ils entrainent. C\u2019est ce qui se passe en Angleterre, en Allemagne et c\u2019est ce que le gouvernement fran\u00e7ais tente aussi de faire. Pour nous, il est clair qu\u2019il s\u2019agit des objectifs \u00e0 moyen terme du gouvernement et que ce genre de mesures risque de s\u2019implanter au Canada. C\u2019est d\u2019ailleurs encore une fois dans les recommandations du FMI et de la BM et pour ce que l\u2019on en sait, les lib\u00e9raux semblent pr\u00eater une oreille attentive \u00e0 ce genre de sc\u00e9nario. Par ailleurs, nous avons fait avec le MAC un journal conjoint avec comme th\u00e8me\u00a0<a href=\"http:\/\/www.ccem.ca\/images\/nos_droits_nos_luttes\/nos-droits-nos-luttes-No3.pdf\">\u00ab\u00a0Femmes et Assurance-ch\u00f4mage \u00bb<\/a>.<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><\/a> Nous y mettons en \u00e9vidence que l\u2019assurance-ch\u00f4mage est un r\u00e9gime androcentr\u00e9 qu\u2019il va falloir changer pour que les travailleuses y soient enfin pleinement \u00e9gales quant \u00e0 leurs droits. Ces revendications seront donc au c\u0153ur de nos prochains combats.<\/p>\n<p><strong>BM\u00a0: Quel bilan pouvez-vous tracer des 30 ans d\u2019existence du CCEM ?<\/strong><\/p>\n<p>JA\u00a0: Que le comit\u00e9 soit toujours pr\u00e9sent apr\u00e8s 30 ans, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 positif. Cependant, sa situation est toujours aussi pr\u00e9caire que lors de sa fondation. On fonctionne avec un financement insuffisant, alors, l\u2019organisation se trouve constamment en \u00e9tat de survie. C\u00f4t\u00e9 mobilisation, c\u2019est certain qu\u2019en p\u00e9riode de luttes sociales on r\u00e9ussit \u00e0 mobiliser des gens, mais entre ces moments, on reste surtout un groupe de services. Peut-\u00eatre aussi que le groupe n\u2019a pas vocation d\u2019\u00eatre beaucoup plus que cela. Cependant, on croit toujours que c\u2019est important de maintenir au quotidien un r\u00f4le de d\u00e9fense \u00e0 travers les services de repr\u00e9sentation pour les ch\u00f4meurs et les ch\u00f4meuses. C\u2019est pour cette raison qu\u2019on est encore l\u00e0 apr\u00e8s 30 ans. Pour la plupart d\u2019entre nous, on a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 sans emploi \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre et c\u2019est surtout cette exp\u00e9rience qui nous anime. Nous n\u2019avons pas non plus la pr\u00e9tention d\u2019\u00eatre les porte-paroles des ch\u00f4meurs et des ch\u00f4meuses. On aspire plut\u00f4t \u00e0 ce que les sans-emploi deviennent de plus en plus autonomes.<a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Comit\u00e9 ch\u00f4mage de l\u2019est de Montr\u00e9al (CCEM) a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1987 et c\u00e9l\u00e8bre cette ann\u00e9e ses 30 ans d\u2019existence. Sa mission est de d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats des ch\u00f4meurs&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":3021,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[57,9],"tags":[],"class_list":["post-3020","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-acteurs-et-actrices","category-blogue"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3020","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3020"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3020\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3021"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3020"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3020"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3020"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}