{"id":2101,"date":"2016-08-08T18:35:45","date_gmt":"2016-08-08T17:35:45","guid":{"rendered":"http:\/\/chrs.cieq.ca\/?p=2101"},"modified":"2017-05-04T12:41:31","modified_gmt":"2017-05-04T16:41:31","slug":"marie-claude-thifault","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/2016\/08\/08\/marie-claude-thifault\/","title":{"rendered":"Entretien avec Marie-Claude Thifault"},"content":{"rendered":"<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><i><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2130 size-large\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/question_sociale_bandeau-1024x359.jpg\" width=\"740\" height=\"259\" srcset=\"https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/question_sociale_bandeau.jpg 1024w, https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/question_sociale_bandeau-300x105.jpg 300w, https:\/\/chrs.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/question_sociale_bandeau-768x269.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 740px) 100vw, 740px\" \/>Marie-Claude Thifault est historienne, professeure titulaire \u00e0 l\u2019\u00c9cole des sciences infirmi\u00e8res de la Facult\u00e9 des sciences de la sant\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, directrice de l\u2019Unit\u00e9 de recherche sur l\u2019histoire du nursing et titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en sant\u00e9. Ses projets de recherche les plus r\u00e9cents s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 la d\u00e9shospitalisation psychiatrique au sein des communaut\u00e9s linguistiques en situation minoritaire ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9volution du nursing psychiatrique.<\/i><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Entrevue par\u00a0Beno\u00eet Marsan, en\u00a0vue\u00a0de la communication qui aura lieu le 2 septembre\u00a0\u00e0 9 h intitul\u00e9e \u00ab <a href=\"http:\/\/questionsociale.uqam.ca\/?p=107\"><span class=\"s2\">Parcours psychiatriques transinstitutionnels en contexte culturel francophone<\/span><\/a> \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Benoit Marsan :<\/b> Vous \u00eates \u00e0 la fois sp\u00e9cialiste de l\u2019histoire de la sant\u00e9 mentale et de l\u2019histoire des femmes. En quoi l\u2019\u00e9tude du genre permet d\u2019enrichir notre compr\u00e9hension de l\u2019histoire de la sant\u00e9 et de la maladie au Canada ?<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Marie-Claude Thifault\u00a0:<\/b> Mon projet \u00ab\u00a0Des institutions et des femmes\u00a0\u00bb sur le nursing psychiatrique propose d\u2019analyser le r\u00f4le des infirmi\u00e8res dans l\u2019histoire de la psychiatrie qu\u00e9b\u00e9coise, afin de rendre compte de l\u2019impact du genre dans le d\u00e9veloppement des strat\u00e9gies gouvernementales et institutionnelles en mati\u00e8re de sant\u00e9 mentale au Qu\u00e9bec. Aussi, cette \u00e9tude participe \u00e0 d\u00e9construire ce qui a \u00e9t\u00e9 trop largement repris \u00e0 la suite du rapport B\u00e9dard sur la Commission d\u2019\u00e9tudes des h\u00f4pitaux psychiatriques en 1962, soit la disqualification de la contribution des religieuses et du dynamisme institutionnel de leur \u0153uvre dans les pratiques sociales de l\u2019assistance, de l\u2019accompagnement, de l\u2019\u00e9ducation et du soin. L\u2019\u00e9tude du genre permet de repenser les r\u00f4les sociaux de sexes dans les vastes champs de la m\u00e9decine et de la sant\u00e9. L\u2019historiographie est encore trop silencieuse sur ce propos. De l\u00e0 est n\u00e9e l\u2019id\u00e9e du projet d\u2019ouvrage collectif <i>L\u2019incontournable caste des femmes. Histoire des services de sant\u00e9 au Qu\u00e9bec et au Canada<\/i> (2012).<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>BM\u00a0:<\/b> Quelles formes \u00e9pouse la question sociale lorsqu\u2019on \u00e9tudie l\u2019histoire de la sant\u00e9 mentale ?<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>MCT :<\/b> L\u2019analyse critique de l\u2019organisation sociale de la prise en charge des malades mentaux allant du passage de l\u2019enfermement asilaire \u00e0 la r\u00e9int\u00e9gration des psychiatris\u00e9s au sein de la soci\u00e9t\u00e9 est fascinante. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, je m\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019\u00e9tude minutieuse des parcours de vie de personnes ayant une trajectoire marqu\u00e9e par de nombreuses hospitalisations psychiatriques. L\u2019exp\u00e9rience individuelle est tr\u00e8s riche et apporte un nouvel \u00e9clairage pour appr\u00e9hender des ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux compl\u00e8tement pass\u00e9s sous le radar des d\u00e9cideurs \u00e0 l\u2019origine de politiques publiques de sant\u00e9 mentale. Les parcours psychiatriques d\u2019hommes et de femmes sur le long cours permettent de mieux comprendre la chronicit\u00e9 des troubles mentaux et leur impact sur les familles. La r\u00e9flexion qui s\u2019en d\u00e9gage invite \u00e0 repenser les strat\u00e9gies propos\u00e9es par les politiques de sant\u00e9 mentale, afin qu\u2019elles soient mieux adapt\u00e9es aux besoins r\u00e9els des populations vis\u00e9es. Investir, par exemple, dans les logements sociaux pour soutenir les personnes ayant des troubles psychiques est une solution souhaitable, mais cela certainement pas en n\u00e9gligeant d\u2019investir en amont, c\u2019est-\u00e0-dire avant l\u2019\u00e9clatement du r\u00e9seau familial. Jusqu\u2019ici, dans tous les cas \u00e9tudi\u00e9s (personnes hospitalis\u00e9es \u00e0 l\u2019H\u00f4pital Montfort), il y a une constance\u00a0: lors des premi\u00e8res hospitalisations le\/la patient-e est rarement seul-e lors de son admission et c\u2019est encore vrai lors de la deuxi\u00e8me et la troisi\u00e8me hospitalisation. Apr\u00e8s une d\u00e9cennie de soins psychiatriques et la r\u00e9currence de troubles psychiques difficilement g\u00e9rables, la famille commence \u00e0 prendre des distances, \u00e0 se d\u00e9sinvestir et \u00e0 couper les ponts. Sandra Harrisson a \u00e9crit un excellent article sur cette r\u00e9alit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019effet de la chronicisation de la maladie mentale sur le milieu familial\u2026\u00a0\u00bb dans la <i>Revue francophone internationale de recherche infirmi\u00e8re<\/i> (2016). Socialement, il faut repenser la prise en charge de personnes souffrant de troubles mentaux, et cela sans simplement rel\u00e9guer la responsabilit\u00e9 de prise en charge \u00e0 la famille, mais soutenir celle-ci, en offrant une aide significative aux parents, \u00e0 la fratrie et aux enfants. Nous l\u2019avons souvent \u00e9crit, en particulier, concernant l\u2019h\u00f4pital psychiatrique montr\u00e9alais Saint-Jean-de-Dieu \u2013 aujourd\u2019hui Institut universitaire de sant\u00e9 mentale de Montr\u00e9al (IUSMM) \u2013, et nous le r\u00e9p\u00e9tons ici, l\u2019implication de la famille est indispensable dans le processus de lib\u00e9ration des patient-e-s intern\u00e9-e-s\/ hospitalis\u00e9-e-s et cela est vrai depuis 1910 (Cellard et Thifault, 2007; Thifault, 2013; 2015). Au tournant du 21<\/span><span class=\"s3\">e<\/span><span class=\"s1\"> si\u00e8cle, la famille fait partie de la strat\u00e9gie de d\u00e9shospitalisation, soit de cette transition entre l\u2019h\u00f4pital et les soins communautaires. Nous constatons que les politiques de sant\u00e9 mentale ne prennent toutefois pas suffisamment en compte l\u2019importance du r\u00e9seau familial des patient-e-s psychiatriques. Et pourtant, le r\u00e9seau familial est bel et bien le maillon central, \u00e9tonnamment, d\u2019une longue liste de services offerts en clinique externe.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>BM\u00a0:<\/b> Dans quel contexte s\u2019inscrit le mouvement de d\u00e9sinstitutionnalisation au Canada dans les ann\u00e9es 1960 ?<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>MCT\u00a0:<\/b> Vous avez raison de parler d\u2019un mouvement de d\u00e9sinstitutionnalisation. Nous sommes plusieurs chercheur-e-s \u00e0 penser que dans les ann\u00e9es 1960 commencent des exp\u00e9riences transintitutionnelles plut\u00f4t qu\u2019une r\u00e9elle \u00ab\u00a0d\u00e9sinstitutionnalisation psychiatrique\u00a0\u00bb. \u00ab Ouvrir les portes de l\u2019h\u00f4pital, d\u00e9barrer les portes de l\u2019h\u00f4pital \u00bb, ont finalement \u00e9t\u00e9 de belles images lanc\u00e9es par le Dr Lazure (Maudits fous!, 2007) pour d\u00e9crire les intentions qui dirigeaient la premi\u00e8re grande vague de d\u00e9sinstitutionnalisation qu\u2019a connue le Qu\u00e9bec dans les ann\u00e9es 1960. L\u2019id\u00e9e de la r\u00e9insertion sociale des patient-e-s psychiatris\u00e9-e-s s\u2019est difficilement mise en place apr\u00e8s le d\u00e9p\u00f4t du rapport B\u00e9dard en 1962. Sortir les malades de l\u2019h\u00f4pital psychiatrique c\u2019est av\u00e9r\u00e9 beaucoup plus complexe qu\u2019anticip\u00e9. Malgr\u00e9 la mise en place de ce vaste projet de d\u00e9sinstitutionnalisation, ailleurs au Qu\u00e9bec et en Ontario sont encore construits des h\u00f4pitaux psychiatriques. L\u2019H\u00f4pital Pierre-Janet (1965) et le Northeastern Psychiatric Hospital (1967) voient le jour, alors qu\u2019on ne croit plus en l\u2019efficacit\u00e9 de ces centres sp\u00e9cialis\u00e9s d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la m\u00e9decine mentale. Nous ne pouvons donc pas parler de d\u00e9sinstitutionnalisation psychiatrique en Outaouais ou dans la r\u00e9gion de South Porcupine en Ontario \u2013 comme dans tout le nord de l\u2019Ontario. Au contraire, il y a eu \u00ab\u00a0institutionnalisation\u00a0\u00bb. Il y a 20 ans on parlait du succ\u00e8s mitig\u00e9 de la d\u00e9sinstitutionnalisation, tandis qu\u2019aujourd\u2019hui on remet carr\u00e9ment en question le concept de d\u00e9sinstitutionnalisation. La d\u00e9shospitalisation psychiatrique, soit les nombreuses transitions entre l\u2019h\u00f4pital et les soins communautaires que vivent les personnes vivant avec des troubles psychiques, semble plus appropri\u00e9e pour expliquer, depuis les ann\u00e9es 1960, le passage de l\u2019asile \u00e0 la communaut\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>BM\u00a0:<\/b> \u00c0 cet \u00e9gard, existe-t-il des diff\u00e9rences entre ce qui se produit dans le contexte culturel francophone, comparativement \u00e0 ce qui se produit du c\u00f4t\u00e9 anglophone\u00a0?<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>MCT\u00a0:<\/b> Dans le cadre du projet \u00ab\u00a0 D\u00e9shospitalisation psychiatrique et acc\u00e8s aux services de sant\u00e9 mentale\u00a0: Regards crois\u00e9s Ontario-Qu\u00e9bec\u00a0\u00bb que je dirige, les membres de l\u2019\u00e9quipe (I. Perreault, M. LeBel, M. Martel, A. Klein, M. Neagu, L. Kirouac, S. Harrisson, S. Moya) ont men\u00e9 des enqu\u00eates sur le sujet, mais en s\u2019int\u00e9ressant aux discours crois\u00e9s au sein des communaut\u00e9s minoritaires francophone et anglophone. Cela dit, je ne cacherai pas que je pense qu\u2019il est navrant qu\u2019on retrouve encore dans l\u2019historiographie r\u00e9cente sur le sujet de la sant\u00e9 mentale une interpr\u00e9tation tr\u00e8s simpliste opposant une psychiatrie anglo-protestante avant-gardiste \u00e0 une psychiatrie francophone suppos\u00e9ment marqu\u00e9e d\u2019un s\u00e9rieux retard. \u00c0 ce propos, j\u2019ai tr\u00e8s h\u00e2te de lire dans le <i>Bulletin canadien d\u2019histoire de la m\u00e9decine<\/i> l\u2019article d\u2019Alexandre Klein sur \u00ab\u00a0Le mythe des deux solitudes.\u00a0Des relations entre les psychiatres francophones et anglophones dans le Montr\u00e9al des ann\u00e9es 1950\u00a0\u00bb (\u00e0 paraitre). Le sujet m\u2019int\u00e9resse, mais mes travaux se consacrent plut\u00f4t aux communaut\u00e9s linguistiques vivant en contexte minoritaire, soit les francophones de l\u2019Est ontarien suivis en psychiatrie dans le cadre du programme de sant\u00e9 mentale de l\u2019H\u00f4pital Montfort fond\u00e9 en 1973. La population est ontarienne avant les ann\u00e9es 1970 avait difficilement acc\u00e8s \u00e0 des soins psychiatriques en fran\u00e7ais. Cette dimension souvent n\u00e9glig\u00e9e nous fait r\u00e9aliser les diff\u00e9rences importantes concernant l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des soins pour les populations anglophone et francophone vivant dans un contexte linguistique minoritaire. Disons que cette approche permet de comprendre qu\u2019il y a des enjeux politiques importants reli\u00e9s \u00e0 la langue de service et que dans ce contexte particulier tous les Canadiennes et les Canadiens n\u2019ont pas la m\u00eame autonomie citoyenne.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>BM\u00a0:<\/b> Dans le r\u00e9sum\u00e9 de votre pr\u00e9sentation \u00e0 l\u2019occasion du colloque, vous proposez une approche culturelle inspir\u00e9e de la microhistoire. Quels sont les avantages d\u2019une telle m\u00e9thode lorsqu\u2019on veut rendre compte de la d\u00e9shospitalisation psychiatrique?<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>MCT\u00a0:<\/b>\u00a0 Une fa\u00e7on de pratiquer le m\u00e9tier d\u2019historienne. J\u2019aime le d\u00e9fi de travailler avec des sources \u00ab\u00a0peu bavardes\u00a0\u00bb, mais qui permettent de saisir des parcelles d\u2019instant. Depuis 20 ans d\u00e9j\u00e0, je d\u00e9pouille les dossiers m\u00e9dicaux de patient-e-s psychiatriques pour tenter, \u00e0 petite \u00e9chelle, de comprendre leur \u00e9tat et leur v\u00e9cu. Les dossiers psychiatriques de Saint-Jean-de Dieu au tournant du 20<\/span><span class=\"s3\">e<\/span><span class=\"s1\"> si\u00e8cle sont tr\u00e8s minces, mais r\u00e9v\u00e8lent n\u00e9anmoins, par petites bribes, la voix des femmes et des hommes enferm\u00e9s pour folie. Cette voix, je la cherche dans les dossiers. Parfois je la trouve et je peux l\u2019analyser dans un contexte loin des grandes interpr\u00e9tations sociales, mais plut\u00f4t \u00e0 un niveau au ras du sol o\u00f9 l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un seul individu permet de la mettre en valeur. Ma qu\u00eate dans les dossiers m\u00e9dicaux m\u2019invite \u00e0 me tenir loin des discours officiels pour aller \u00e0 la d\u00e9couverte du malade, de celui qui souffre et parfois d\u2019y faire la rencontre de ceux qui l\u2019entourent et qui cherchent son bien-\u00eatre. Je ne me mets pas la t\u00eate dans le sable en cherchant \u00e0 nier que l\u2019exp\u00e9rience asilaire ou hospitali\u00e8re de plusieurs patient-e-s a \u00e9t\u00e9 un cauchemar\u2026 mais l\u2019histoire de la sant\u00e9 mentale a tellement plus \u00e0 divulguer. Je laisse aux autres le soin de raconter les d\u00e9fauts des asiles et des h\u00f4pitaux psychiatriques pour me consacrer aux parcours de vie psychiatrique de gens ordinaires dont trop rarement on entend la voix dans le discours historique. Ma pr\u00e9sentation dans le cadre de ce colloque sera l\u2019occasion de raconter des parcours de vies psychiatriques de femmes francophones suivies en psychiatrie pendant plus de vingt ans. Des r\u00e9cits singuliers qui illustrent n\u00e9anmoins une part d\u2019universel concernant les contrecoups de la d\u00e9shospitalisation psychiatrique.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">*Cette entrevue sera\u00a0<a href=\"http:\/\/histoireengagee.ca\/?p=5726\"><span class=\"s2\">publi\u00e9e simultan\u00e9ment sur le site d\u2019Histoire engag\u00e9e<\/span><\/a>\u00a0dans\u00a0<a href=\"http:\/\/histoireengagee.ca\/?page_id=5388\"><span class=\"s2\">une section d\u00e9di\u00e9e au colloque<\/span><\/a>.\u00a0<a href=\"http:\/\/histoireengagee.ca\/\"><span class=\"s2\">HistoireEngagee.ca<\/span><\/a>\u00a0est un site Internet soucieux de commenter l\u2019actualit\u00e9 dans une perspective historique. \u00c0 cet effet, il propose des blogues, de courts articles et du contenu multim\u00e9dia abordant des enjeux propres au Canada, au Qu\u00e9bec et \u00e0 la sc\u00e8ne internationale, inspir\u00e9s par une d\u00e9marche historienne rigoureuse dans un style accessible.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marie-Claude Thifault est historienne, professeure titulaire \u00e0 l\u2019\u00c9cole des sciences infirmi\u00e8res de la Facult\u00e9 des sciences de la sant\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, directrice de l\u2019Unit\u00e9 de recherche sur l\u2019histoire du&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2746,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[9,38],"tags":[32,14,37],"class_list":["post-2101","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blogue","category-question-sociale-et-citoyennete","tag-benoit-marsan","tag-marie-claude-thifault","tag-question-sociale-et-citoyennete"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2101","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2101"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2101\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2746"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2101"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2101"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chrs.uqam.ca\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2101"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}