Refuge pour les repenties et oeuvres de protection des jeunes filles

Autre appellationsŒuvre de protection des jeunes filles
ReligionCatholique
Congrégation / associationSoeurs du Bon-Pateur
TypeÉcoles de réforme et d’industrie, Refuges
ButRefuge pour les anciennes détenues de la prison pour femmes
Fondation1909
Insurance plan of city of Montreal, Chas. E. Goad, 1926, BAnQ.

L'Oeuvre de protection des jeunes filles est fondée en 1909 pour accueillir, loger, et nourrir des jeunes femmes de classe ouvrière. À l’époque, de nombreuses filles originaires des campagnes québécoises se rendent à Montréal dans l’espoir de trouver un emploi. Les Soeurs du Bon Pasteur, qui administrent l'œuvre, craignent que ces jeunes femmes ne soient exposées à de « mauvaises influences » à leur arrivée en ville, et ne sombrent dans l'« immoralité ». Afin de les protéger de ces « vices », l'œuvre de protection des jeunes filles entend assurer l'encadrement moral des pensionnaires. L’institution dispose également de son propre bureau de placement, afin d’assister les femmes dans leur recherche d'emploi. Celles qui sont sans travail y reçoivent de courtes formations visant à les aider à trouver des emplois « respectables ».

La vie à l’institution est soumise à des règles strictes afin d’assurer la bonne conduite des jeunes filles: les visites sont interdites, les heures de sorties sont sévèrement régulées, et les repas sont servis à des heures précises. Malgré tout, puisque ce type de pensions constitue souvent la solution la moins coûteuse pour se loger en ville, plusieurs pensionnaires s'accommodent tant bien que mal des règles strictes et du cadre de vie rigide qui caractérisent la vie à l’institution.